Travaux de recherche

Publications

Duflot, V., Bègue, N., Pouliquen, M.-L., Goloub, P., & Metzger, J.-M. (2022). Aerosols on the Tropical Island of La Réunion (21°S, 55°E): Assessment of Climatology, Origin of Variability and Trend. Remote Sensing, 14(19), 4945. https://doi.org/10.3390/rs14194945

Les aérosols représentent l’une des plus grandes incertitudes dans les estimations et les interprétations de l’évolution du bilan énergétique de la Terre. Ils constituent donc des variables climatiques cruciales qui nécessitent une observation à l’échelle mondiale afin de surveiller l’évolution de la composition atmosphérique et les impacts climatiques potentiels.

Cette étude examine l’origine et la variabilité des aérosols sur l’île tropicale de La Réunion.Les données proviennent du photomètre solaire du site de Saint Denis (AERONET) récoltées entre mai 2007 et décembre 2019. Elles ont été utilisées avec un modèle de régression linéaire pour étudier les propriétés des aérosols et leurs facteurs déterminants dans cette région peu documentée.

L’analyse de l’épaisseur optique des aérosols à 440 nm (AOD440) et de l’exposant d’Ångström (α) entre 500 et 870 nm indique que les sels marins représentent les valeurs de référence à La Réunion (AOD440 : respectivement 0,06 ± 0,03 et 0,61 ± 0,40, de décembre à août). Ces valeurs de référence sont principalement modulées par les panaches de combustion de biomasse (BB) passant au-dessus de l’île, qui ont doublé l’AOD440 (jusqu’à 0,13 ± 0,07 et 1,06 ± 0,34, respectivement, en octobre). Ceci est corroboré par les distributions granulométriques des aérosols récupérées, qui montrent que le mode grossier domine la concentration volumique totale pour l’AOD440 inférieure à 0,2 (rayon moyen de 3 μm), tandis que le mode fin domine au-dessus de 0,2 (rayon moyen de 0,15 μm).

Cette analyse nous permet d’estimer que l’activité de combustion de la biomasse est le principal facteur contribuant à la variabilité de l’AOD440 au-dessus de La Réunion (67,4 ± 28,1 %), suivie par les aérosols marins (16,3 ± 4,2 %) et les structures atmosphériques à grande échelle (5,5 ± 1,7 %). La tendance calculée pour l’AOD440 est de 0,02 ± 0,01 par décennie (2,6 ± 1,3 % par an).

Ainsi, ces résultats établissent une référence scientifique pour les études futures visant à quantifier l’impact des émissions des feux de forêt sur la composition atmosphérique et le bilan radiatif du sud-ouest de l’océan Indien.

Climatologie mensuelle de l'AOD440 (en bleu) et de l'exposant d'Angström (en rouge). Les lignes pointillées indiquent l'écart type ±1 autour de la moyenne (Duflot et al., 2022).

Rapports / Mémoires

Pouliquen M.L (2019). Estimation of the turbulent diffusivity in the vicinity of the Asian Monsoon Anticyclone : Comparison between StratoClim Chemical measurements and Lagrangian backward reconstructions. Mémoire de Master 2 Recherche réalisé au Laboratoire Météorologie Dynamique (Paris), sous l’encadrement de Pr. Bernard Legras.

Pouliquen M.L. (2018). Understanding the Ocean-Atmosphere Thermodynamic Coupling with an Ocean Mixed Layer Model. Mémoire de Master 1 Recherche réalisé au Max Planck Institute für Meteorologie (Hambourg, Allemagne), sous l’encadrement de Pr. Björn Stevens et Dr. James Ruppert.

Pouliquen M.L. (2017). Analyse des propriétés optiques des aérosols troposphériques mesurés à la Réunion à partir de mesures photométriques, lidar et satellitaires. Mémoire de fin d’étude d’ingénieur réalisé au Laboratoire de l’Atmosphère et des Cyclones (La Réunion), sous l’encadrement de Dr. Valentin Duflot. 

Pouliquen M-L. (2016). Exploitation de données d’observation atmosphériques issues de campagnes de mesure pour une comparaison entre modèles et analyses atmosphériques. Rapport technique. Délégation Générale de l’Armement – Maîtrise de l’Information.